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Le webdesign : 5 idées reçues

Digital Design 24 janvier 2021

Le monde du web est un univers à part entière dont les limites sont parfois floues. Il arrive parfois, au moment de lancer son propre site, que ce qui nous semble évident et pertinent ne le soit pas pour tous. Voire même que cela nuise franchement à la compréhension du contenu.

Focus sur ces idées reçues.
 

N°1 : "Je ne veux pas avoir à scroller"

Scroll et engagement

S’il est vrai (et assez logique) que les informations situées dans les deux premiers écrans de la page auront un impact accru, le défilement vertical – ou “scroll” en anglais – n’est pas à fuir, bien au contraire !

Celui-ci constitue la première interaction de l’utilisateur avec votre site.
Un utilisateur qui scrolle est synonyme d'engagement car il s’implique, ce qui est une bonne chose.
 

L'habitude du mobile

Avec l'essor de la navigation sur smartphones et tablettes, l'utilisation du web a beaucoup changé, dépassant désormais largement celle sur ordinateur.

Les écrans de téléphone étant petits, les utilisateurs ont prit l'habitude de faire défiler les pages web pour voir le contenu.
Cette habitude s’est naturellement répercutée sur les ordinateurs de bureau.
Le défilement vertical n’est donc plus un frein.
 

Savoir prioriser

Vouloir donner un maximum d’informations à sa cible d’un seul coup est tentant, mais pas toujours judicieux.
En effet, les infos risquent de se concurrencer entre elles, nuisant alors à la lisibilité globale. Le choix des données à montrer à l'utilisateur est une étape importante à considérer avant même de concevoir un site web. Exploiter la verticalité d’une page web est une piste à ne pas négliger, car elle est bien ancrée dans les us et coutumes du web.
Le tout, pour le succès de votre site, est de le faire de manière pondérée et réfléchie.
 

N°2 : "Le corps du texte est trop gros. En taille 12 ce serait mieux"

Le spectre du sprint

Cette notion est principalement issue du domaine de la bureautique et de l'industrie de l'impression.
Un livre imprimé avec une typographie de 12pt présente le bon compromis entre confort de lecture et quantité de texte. (en termes web, nous parlerons plutôt de pixels, abrégés px)
 

Le cas du web : Ghost buster !

Lire une grande quantité de texte sur un écran est beaucoup plus fatigante pour les yeux que sur un livre. Avec l'émergence du design responsive, nous avons la possibilité (et l'obligation) de nous libérer de l'argument du manque d'espace à l'écran, afin d'améliorer le confort de lecture sur les écrans les plus larges.

La taille de texte idéale pour les grands écrans est ainsi de 16px à 20px. Cela permet une lecture confortable même à distance de nos écrans. Le responsive design permet ainsi d'ajuster la taille du texte en fonction de l'appareil utilisé : smartphone (petit écran, près des yeux) ou tablette.

De manière générale, plus le texte est confortable à lire (c'est-à-dire, adapté au support sur lequel il est consulté), plus votre site aura d’impact sur l’utilisateur, car le message qu’il diffuse apparaîtra plus clair.

N°3 : "Il y a trop de blanc à l'écran, ça fait vide."

La notion de vide

Certains designs aux partis-pris un peu justes, peuvent amener une page (ou une section de page) à apparaître comme “vide”.

Cependant, une page sans structure ou des éléments flottants sans raison révèlent souvent un manque de réflexion sur le design. Le manque de rythme, vertical ou horizontal, peut également indiquer ce manque de réflexion.

Dans ces cas-là, on parle bien volontier de vide.

L'espace négatif

Les designers utilisent l'espace négatif pour structurer leur design et transmettre un message. C'est un élément important et contrôlé du design global. Il permet notamment de mettre en valeur le contenu en le “laissant respirer”.

Cela améliore la lecture de l'information sans distractions et renforce l'impact des images, titres ou éléments graphiques. L'espace négatif aide l'internaute à mieux comprendre le contenu en séparant visuellement les informations.
Avec le responsive design et le scrolling devenus courants, les designers accordent de plus en plus d'importance à l'espace vide dans le design des sites web.

Même si cela peut-être difficile à cerner à cette étape, il arrive que ce qui paraît vide à l’état de maquettes graphiques statiques trouve tout son sens une fois transposé en maquette avec des technologies web. L’interactivité et le format du navigateur mettent tout le design en perspective.

N°4 : "Un site n'a jamais trop de pages"

Une histoire d'échelle

Le souci principal de la réflexion en amont d’un site, c’est de savoir quelles informations présenter et où les présenter. L'essentiel du travail est de choisir et classer les informations en pages, ce qui peut parfois créer des menus très compliqués.

Soyons réalistes : un site web doit avoir une arborescence cohérente et qui reflète son échelle. Pour un site de vente en ligne international comme Ikea, il est concevable de faire naviguer ses usagers à travers des sous-niveaux. 
En plus de servir le propos (emmener le client au travers des rayons pour qu’il achète plus), il est logique de classer les milliers de références dans une imbrications de sous-catégories bien définies.

A l'inverse, c’est beaucoup moins logique pour le site vitrine d’un artisan, par exemple. Il sera préférable de limiter l'arborescence à un ou deux niveaux maximum. Cela évitera de perdre les clients potentiels sur de nombreuses pages web.

La planification

Il est crucial de définir en amont des scénarios de navigation, des sortes de “voies royales” dans lesquelles les utilisateurs pourront s’engager pour accéder à l’info que vous souhaitez leur donner à lire.

En outre, au premier niveau du menu, il est conseillé de limiter la navigation à quatre ou cinq grandes entrées. À sept entrées, on atteint un très grand maximum à ne pas dépasser.

Si vous vous situiez au-delà, il serait préférable de remanier votre arborescence un peu plus en profondeur ou de faire appel à nous. ;)

N°5 : "Je mets tout dans un diapo, comme ça je gagne de la place."

Trop de slides tue le slideshow

Une erreur courante sur internet est d'utiliser des slideshows pour "gagner de la place". Cependant, dans un écosystème comme le web où l’utilisateur passe peu de temps sur un même écran, à moins d’y trouver du premier regard l’info recherchée, c’est une pratique dangereuse pour le propos d’un site.

Si l'utilisateur fait défiler rapidement sans attendre le changement de la diapositive, il ne pourra pas voir l'information qu'elle contient.
Pire, si le slideshow se trouve en bas de page et est en lecture automatique, vous ne contrôlez pas le moment auquel l'internaute verra votre diaporama. Vous ne pouvez donc pas prévoir quelle diapositive il verra en premier.

Il est donc conseillé de ne pas surcharger les slideshows. Dans les faits, seuls 2 ou 3 slides auront de réelles chances d’être visionnés.
Réservez les slideshows pour présenter des galeries ou des listes réduites ne nécessitant pas d’ordination particulière et n’ayant pas de rôle déterminant dans la navigation sur le site.


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